Trois fois perdue en forêt de Fontainebleau, une fois émerveillée. Entre fougères hautes, sable presque blanc et vestiges d’un village de carriers, cette balade révèle toute la poésie d’un lieu hors du temps.
Ce matin, j’ai pris le chemin de la forêt de Fontainebleau, portée par la musique de Jackson Wang — Hate to Love. Je n’en comprends pas toutes les paroles, mais la mélodie suffisait à me donner une impression de flotter, légère et joyeuse.

Je voulais te montrer une autre facette de mon petit coin de paradis, et cette fois, c’est une balade un peu particulière : sur les traces d’un village oublié, caché au cœur de la forêt.
Le sentier secret de Fontainebleau
Alors que la plupart des promeneurs bifurquent vers les très connues Gorges de Franchard, j’ai choisi le sentier de gauche. Un chemin plus sauvage, moins emprunté.
Je l’avais déjà parcouru deux fois, en automne et en hiver, mais cette fois l’été avait tout changé : fougères épaisses, végétation dense, lumière filtrée… Au point que je me suis perdue trois fois avant de retrouver ma route. Mais n’est-ce pas ça, l’aventure ?
Rochers, fougères et sable blanc
La forêt de Fontainebleau est un monde en soi.
Les fougères montent jusqu’aux épaules, les pins s’élancent vers le ciel, les tapis de bruyères mauves colorent le sol. Et partout, ses rochers emblématiques, qui attirent des grimpeurs du monde entier.
Sous mes pas, un sol moelleux tapissé d’aiguilles de pins craquait doucement, comme un tapis vivant. Par endroits, apparaissait un sable clair, presque blanc.
Ce sable n’est pas anodin : il témoigne d’un passé lointain, car il y a des millions d’années, la mer recouvrait ici le paysage. C’est ce qui explique la présence de cette silice si pure, qui servit plus tard à fabriquer le verre de Murano et même les écrans de télévision.

Une richesse naturelle discrète, mais précieuse, comme un écho du temps enfoui.
Le village caché des carriers
Au bout du sentier, j’ai découvert ce que je cherchais : un ancien village de carriers.
Les pierres extraites ici servaient autrefois à paver les rues. Elles sont encore là, couchées sous la mousse et les fougères, comme si le temps s’était arrêté. Comme si les ouvriers allaient revenir le lendemain terminer leur tâche.
Aujourd’hui, des bénévoles s’occupent de préserver ce lieu, en nettoyant la mousse pour que la mémoire des carriers reste vivante. C’est un fragment d’histoire niché dans la forêt, un patrimoine à ciel ouvert.

Une balade en musique
Pour moi, les balades ont toujours une bande-son. Ce matin, c’était Hate to Love. Sur le chemin du retour, c’est Bad Desire d’Enhypen qui m’accompagnait. Le rythme plus marqué, mais toujours apaisant, collait parfaitement à mon humeur du moment : la fierté d’avoir atteint mon but et le plaisir de marcher sous une lumière incroyable.
Une forêt unique
La forêt de Fontainebleau, ce n’est pas seulement des arbres et des rochers : c’est un lieu vivant, chargé d’histoire et de mystère. Entre paysages grandioses, sable blanc, rochers de légende et vestiges du passé, elle offre toujours une nouvelle surprise à ceux qui prennent le temps de s’y perdre.aient tout juste de finir leur journée. Les pierres extraites autrefois pour paver les rues sont encore là, couchées sous la mousse et les fougères. Des bénévoles viennent régulièrement les nettoyer pour préserver la mémoire de ce passé.
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